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Montoire : Le Débat d’Orientation Budgétaire au menu du Conseil municipal

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Le Conseil municipal de Montoire s’est réuni le 7 mars. L’un des premiers points de l’ordre du jour concernait la labellisation « Guid’Asso » de l’Espace France Services. Celle-ci a pour objet de permettre aux associations quelles qu’elles soient et où qu’elles soient situées sur le territoire, de disposer des informations les plus complètes nécessaires à leur gestion et à leur développement. Le Conseil a adopté la charte de Guid’Asso.

Débat d’orientation budgétaire

Le rapport d’Orientation budget a été présenté par Sophie Douaud, adjointe aux finances. Si l’évolution de l’état des finances de la commune est positive, il n’en reste pas moins que celles-ci demeurent sous la surveillance de la Préfecture et de la DGFIP. Grâce à un suivi rigoureux, l’épargne nette entre 2021 et 2024 s’est élevée à 1 875 000. Les dépenses d’équipement sur la même durée ont atteint un montant de 1 299 740 €. L’échéance de 2029, date à laquelle l’Etat cessera d’apporter son concours au remboursement de l’emprunt souscrit par la commune, demeure préoccupante et limite la capacité d’investissement. Si la politique menée par la municipalité qui exclut le recours à l’emprunt et qui fait le choix d’investissements prioritaires et susceptibles de recueillir un maximum de subventions, est poursuivie, la commune pourra assumer le paiement de sa dette après 2029. Le budget 2025 sera dans la continuité de la politique de désendettement de la ville, du maintien d’un niveau élevé de trésorerie et du fond de roulement, tout en garantissant une épargne suffisante pour pouvoir procéder aux investissements indispensables.. Le principal souci vient de la vétusté de nombreux équipements dont l’obsolescence nécessiterait une intervention rapide. Ainsi, en ce qui concerne le gymnase Jules Ferry, une première étude trop sommaire avait conduit à la seule programmation de la réfection de la toiture. Un examen plus approfondi a montré que la structure même du bâtiment pouvait être concernée. Répondant à une question, le maire a précisé que la Communauté des Territoires vendômois n’avait pas de compétence à l’égard d’un bâtiment qui accueille des activités multiples et qui n’a pas, par conséquent, de caractère spécifique.

Les Projets 2025

Les projets prévus pour 2025 sont les suivants : mise en accessibilité de la mairie, travaux de voirie et de sécurisation, aménagement du cheminement au bord du Loir, études de la réfection du gymnase Jules Ferry et du sol du gymnase Pasteur, création d’une nouvelle aire de jeux, aménagement des bureaux des praticiens de santé à l’hôpital ainsi que des aménagement rue des Rochettes et de la plateforme rue du Bellay.

L’opposition par les voix de Guillaume Henrion et de Pierre Berneau-Merlet a rappelé ses craintes quant à l’impact de la faiblesse des investissements sur l’attractivité de la commune.

Des échanges musclés

A l’issue du Débat d’Orientation Budgétaire, le maire a répondu aux questions écrites et orales posées par des élus. Deux d’entre elles ont suscité un échange quelque peu musclé.

La première concernait la situation d’un agent dont le poste a été supprimé il y a quelques années. Le Maire a tout d’bord rappelé qu’il ne pouvait en séance publique, donner des informations confidentielles relatives à cette personne. Celle-ci occupait un poste d’adjoint au patrimoine qui n’existe plus dans la commune. Son dossier a été géré avec le concours du Centre de gestion du Loir-et-Cher duquel elle dépend maintenant. La commune a versé à ce dernier 150% du salaire de l’agent la première année, la somme allant en décroissant. L’agent, pour sa part, perçoit une pleine rémunération au départ mais celle-ci est amputée par la suite de 10% chaque année. Par ailleurs le Centre fait connaitre à l’agent les postes disponibles correspondant à ses compétences et lui propose des formations pour permettre sa reconversion.

La gestion du camping a fait ensuite l’objet d’une vive controverse. Ingrid Chartier Malécot et Nicolas Morlé ont manifesté leur désaccord quant au fait que celle-ci ait été confiée au secteur privé, la société Camping Car Park.

Le maire a rappelé la difficulté à recruter pour une période brève, les deux personnes qualifiées, indispensables à l’ouverture de la structure. De plus, une circulaire de la Préfecture rappelle aux municipalités que celles-ci n’ont pas le droit de gérer en direct les campings. Ellesi doivent passer par la création soit d’ une structure de type Service Public Industriel et Commercial (SPIC) qui concerne une activité de production et d’échanges de biens ou de services soit d’ une structure de Service Public Administratif. (SPA). Par ailleurs, les comptes du camping, largement déficitaires chaque année, contraignent la municipalité à l’abonder de sommes de l’ordre de 20 à 30 000€. La création d’un SPIC n’est pas compatible avec cette pratique et celle d’un SPA ne ferait que peser d’avantage sur les finances de la commune, ce qui serait contraires aux intérêts de celle-ci.

Sabine Campion

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