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Histoire et patrimoine

Naveil : rencontre entre patrimoine et artisanat d’art

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La 3ème exposition d’artisanat d’art organisée par la municipalité de Naveil à l’occasion des Journées du Patrimoine, a permis de découvrir l’ancienne seigneurie de Montrieux située précisément sur Les Hauts de Montrieux. Kévin Denis, propriétaire du lieu, est président de la délégation du Loir-et-Cher de l’association des Maisons Paysannes de France. De la maison seigneuriale, il reste peu de choses sinon un pigeonnier et un four à pain ainsi que les traces d’une chapelle. C’est avec l’aide de l’historien vendômois, Jean-Claude Pasquier, que Kévin a rassemblé les éléments de l’histoire de la propriété à partir de 1460 jusqu’à la Révolution. Le pigeonnier a posé quelques problèmes d’identification puisqu’il ne comportait pas de trous de boulins ; c’est finalement grâce à son bandeau extérieur anti prédateurs que sa destination a pu être confirmée. Un peu plus loin, sur la propriété, le site d’une ancienne chapelle a été identifié ; Le dernier seigneur propriétaire à partir de 1776, était le Comte de Rochambeau qui en a fait démonter les attributs et la cloche. Kévin Denis a entrepris la restauration des éléments patrimoniaux de sa propriété.

Exposition Naveil
Exposition Naveil crédit photo le mille-pattes

Les onze artisans qui exposaient n’ont pu qu’être satisfaits par le nombre important de visiteurs (plus de 400) venus les découvrir après avoir gravi la colline par une charmante petite route champêtre qui serpente au milieu des vignes. Michel Martineau, responsable, au sein du conseil municipal, de l’organisation de cette journée festive, pouvait se féliciter du succès rencontré par son initiative et par l’engouement suscité. L’association « P’tit Louis la Planche » a assuré l’animation musicale avec entrain. Magali Marty Royer, maire de Naveil, présente dès le début de l’après-midi, n’a pas hésité à mettre à l’épreuve ses talents de bâtisseuse, pour construire un mur en torchis, avant de faire le tour de l’exposition en s’arrêtant sur chacun des stands présents. Parmi ceux-ci, placé à côté de l’association Résurgence, se trouvait un tailleur de pierre naveillois, François Gillard, dont le parcours professionnel atypique mérite d’être conté.

François Gillard : un tailleur de pierre en Amérique Après avoir appris les bases de son métier en suivant des cours pour adultes à Blois, François Gillard s’installe dans les Alpes de Haute Provence, dans la région de Forcalquier avant de revenir sur Vendôme puis de tenter sa chance sur la côte ouest des Etats-Unis, à Los Angeles où il est resté 22 ans. « Je ne parlais pas anglais ; j’étais parti là-bas pour me familiariser avec la langue », nous a-t-il confié. En réalité, il a fait bien plus que cela puisqu’ il a volé de succès en succès et travaillé à des pièces prestigieuses. La pierre de Provence qu’il utilisait de préférence devait être importée de France par conteneurs : « En 20 ans, j’en ai fait venir 1 000 tonnes » nous a-t-il précisé.

art plastique Naveil
art plastique Naveil crédit photo le mille-pattes

La poésie des sculptures en fil de fer de « Vala.taratata » Non loin de là, nous avons découvert les sculptures en fil de fer de Valérie Bergé à l’enseigne de « Vala.taratata ». Attirée par la nature et surtout par les animaux, la jeune artiste donne vie à ceux-ci à l’aide de fil de fer de différents diamètres. Elle utilise également, autant que de besoin, du matériel de « récup » chiné sur les brocantes. Dans ses mains habiles, un sécateur cassé devient le bec d’un oiseau, une grande visse, le corps d’une libellule avec un boulon en guise de tête. Les bouchons de carafes en cristal sont également très appréciés de l’artiste. Le résultat est fabuleux et charmant.

La délicate marqueterie de l’Atelier Bois Bleu Les bijoux, les boites, les mini-soliflores de l’Atelier Bois Bleu interpellent les visiteurs qui s’enquierent sur les matériaux, la méthode de travail, les essences utilisées… Réaliser de si petites créations avec autant de minutie et de détails nécessite un savoir-faire éprouvé que l’artiste a acquis au sein de l’Ecole Boulle. En perpétuelle recherche, elle atteint la perfection et rebondit chaque fois pour imaginer de nouvelles formes, de nouveaux modèles dont le succès précède parfois sa capacité de fabrication tant son travail est apprécié.

Sabine Campion

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