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Territoires Vendômois :  « MOVE Covoiturage » : un dispositif plébiscité

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Nicolas Haslé

Lancée en janvier 2024 par la Communauté des Territoires vendômois, la plateforme MOVE Covoiturage, le nouveau service public de transport quotidien, a séduit d’emblée nombre d’utilisateurs. L’application mobile KAROS met en relation des conducteurs et des passagers dont les trajets sont similaires et dont les horaires sont plus ou moins identiques. Si le trajet domicile-travail est le plus concerné, ce système a été également adopté par d’autres utilisateurs.

Un succès rapide

Le dispositif s’étend sur les 65 communes, membres de la CATV ; actuellement il est utilisé d’une manière effective dans 48 d’entre elles. 1800 personnes y sont inscrites dont 36% l’utilisent pour des trajets réguliers dont la moyennes est de l’ordre de 17 km. 100 à 150 personnes s’inscrivent chaque mois. Quelque 3 000 voyages ont été comptabilisés en février 2025 et l’on peut anticiper, sans risque de se tromper, un accroissement significatif dans les prochains mois. La ZI de Vendôme, la gare TGV, Saint-Ouen, Saint-Amand-Longpré, Savigny et Montoire figurent parmi les principaux pôles d’attractivité.

Une communication efficace et bien ciblée a permis d’obtenir un maximum de résultats dans un temps limité : En février 2024, 43 employeurs ont participé à une présentation en ligne du dispositif ; les secrétaires de mairie ont été les vecteurs de l’information relayée par les communes sur leur site et/ou dans leur bulletin municipal ; des interventions personnalisées, animées par le prestataire, ont eu lieu dans quelques institutions et entreprises : centre hospitalier, HMY, Getinge, etc. En mars 2025, 25 ont déjà adhéré à MOVE-covoiturage, ce qui leur permet de bénéficier d’un suivi personnalisé ; le bilan du dispositif a été transmis à 131 petites et moyennes entreprises du territoire.

Les avantages de MOVE-covoiturage

Tout le monde peut utiliser MOVE-Covoiturage pourvu que le trajet ait pour point de départ ou de destination l’une des 65 communes de la CATV et que sa longueur soit située en 2 et 80 km ; la Communauté prend entièrement à sa charge les parcours de 2 à 35 km. Le conducteur perçoit une somme de 2 € pour un trajet de 2 à 20 km puis 0,10€ du km par trajet et par passager ; ce qui signifie que jusqu’35 km, le trajet est gratuit pour les passagers. Il faut noter qu’une Communauté d’usagers à destination de la gare TGV, a été créée sous le nom de ASUTGV.

D’une manière générale 90% des demandes de covoiturage trouvent une réponse favorable. Les conducteurs n’ont pas besoin d’assurance spécifique ; le retour est assuré pour les passagers en cas d’indisponibilité du conducteur.

Le système permet à la fois d’augmenter le pouvoir d’achat des usagers qui économisent en moyenne 540 € par an ; il constitue un avantage pour les entreprises qui recherchent du personnel puisqu’il s’applique également au départ de départements limitrophes ; enfin, il permet une économie d’émission de CO2 salutaire pour l’environnement.

Nicolas Haslé, l’élu en charge du dispositif, étudie en permanence avec les services de la CATV, les possibilités d’en améliore encore l’efficacité ; à titre d’exemple, étendre le système aux apprentis non majeurs qui ne peuvent pas légalement en bénéficier ; le vote d’une loi sera nécessaire, l’élu est optimiste car les besoins sont grands dans toutes les régions.

Le coût global pour la CATV est actuellement de 30 000 € par an TTC ; l’Etat apporte une aide de 13 000 € via le Fonds vert.

Sabine Campion

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