
Placée sous le signe de la découverte, dès sa première soirée cette 53ème édition du Festival, a offert à son public des rencontres mémorables. La chorégraphie de la danse d’ouverture illustrait à la perfection le message essentiel porté par la manifestation, la rencontre, le partage, la solidarité, la tolérance, l’ouverture à l’autre. Alors que l’on constate que les progrès technologiques sont détournés par certains et instrumentalisés pour opposer les peuples, il est plus important que jamais que ceux qui résistent à l’uniformisation de la pensée puissent se rencontrer et partager cette même soif de découverte de l’autre qui permet de se rassembler plutôt que de se combattre.
Sur la scène du Palais de toile, des groupes d’une qualité exceptionnelle ont su transmettre leur message ; tous ont reçu un accueil chaleureux comme en a témoigné l’enthousiasme d’un public absolument conquis. Les musique, les danses, les chants, les costumes sont autant de marqueurs qui ouvrent un chemin à la compréhension.
Les danses du groupe de l’Azerbaïdjan montre que ce pays est un carrefour des cultures persane, islamique et slave ; la grâce des mouvements des danseuses de Corée du sud, magnifie les costumes amples et colorés qu’elles portent ; la danseuse et chorégraphe Dipal Pendya est une spécialiste du Bharatanatyam, une danse classique eu sud-est de l’Inde dont chaque mouvement doit être scruté ; la Délégation « El Espinal » du Mexique se consacre aux musiques et danses des Zapothèques, bien différentes de celles des Mariachis ; les Maoris de Nouvelle-Zélande défendent avec passion l’héritage culturel et la langue de leurs ancêtres ; le groupe de jeunes Roms de Slovaquie raconte sa détresse et son combat pour survivre ; L’Ensemble Académique des Etudiants de Maribor en Slovénie offre un moment joyeux et rythmé autour des valses et des polkas ; les danses traditionnelles du Sulawesi, une Ile de l’Indonésie, contribuent à relater l’histoire des peuples de cette ile ; L’ensemble Manahau de Tahiti offre un panorama des danses de Tahiti et d’autres iles de la Polynésie ; le Ballet Anoranzas d’Uruguay présente un spectacle où les mouvements rythmés et extrêmement rapides exaltent la ferveur des spectateurs ; l’American Foot, Danse Company rassemble des jeunes gens dont l’énergie débordante contribue à un étonnant spectacle où se mêlent différents rythmes parmi lesquels ceux du « clogging », un savant mélange de claquettes, de hip hop, de jazz, de danses irlandaises…
Le programme de ce 53ème Festival est fabuleux. A tous ceux qui en ont assez des nouvelles moroses dont nous sommes actuellement abreuvés, l’on ne peut que conseiller de se rendre sans hésiter, au Festival de Montoire !
Sabine Campion
www.festival-montoire.com T. 02 54 85 35 16

