Montoire : Fin de tournée et grand succès  pour la Compagnie du Double Jeu


C’est au célèbre comédien, Jean-Louis Barrault, que l’on doit cette définition : « Le théâtre est le premier sérum que l’homme ait inventé pour se débarrasser de la maladie de l’angoisse. » Dans une époque telle que la nôtre où l’excès d’informations (vraies ou fausses) est propice au développement de l’anxiété à propos de la politique, des conflits, du climat, des nouvelles technologies, etc. le théâtre est un excellent remède pour s’évader durant un moment, de ce monde anxiogène au sein duquel  nous sommes immergés au quotidien

Certains choisissent d’aller voir un spectacle, d’autres préfèrent y être parties prenantes ; il y a des comédiens professionnels mais il y a aussi de nombreux amateurs non moins talentueux qui s’investissent pleinement dans ce passe-temps et offrent au public des spectacles de qualité. L’on s’imagine souvent que  seules les villes d’une certaine importance sont susceptibles de proposer une offre culturelle performante dans ce domaine ; heureusement, il n’en est rien car les territoires ruraux bénéficient de  spectacles donnés par des troupes constituées d’amateurs qui peuvent rivaliser avec des comédiens aguerris.

A Montoire, une bourgade de 4 000 habitants, la Compagnie du Double Jeu, fait partie de ces pépites qui enchantent le public le plus averti. Chaque année, une nouvelle pièce est montée et jouée non seulement dans sa ville d’origine mais également sur de nombreuses scènes, Vendôme et d’autres communes  du Loir-et-Cher, de la Sarthe ou de l’Indre-et-Loire.

En 2025, la Compagnie a présenté « Mariage et Châtiments » de David Pharao : «Ce matin-là, Édouard pensant se rendre au mariage de son meilleur ami, n’imaginait pas qu’en proférant un énorme mensonge, sa vie allait basculer. » Ce vaudeville bourré de rebondissements, a été interprété avec talent et fougue  par les acteurs de la Cie Du Double Jeu qui ont entrainé leur public dans une cacade de péripéties plus inattendues les unes que les autres ; les fous rires  étaient en permanence au rendez-vous  de cette excellente après-midi.

Reportage Anaïs Chéron