
C’est dans un décor bucolique dû à la dextérité des Serrres de Saint-Martin que les nombreux membres du Comité du Festival présents ont assisté à l’assemblée générale qui s’est déroulée le 20 février en présence de Christophe Marion, député et d’Arnaud Tafilet, maire de la commune.
Dans son rapport, le président, Philippe Proust a rendu compte des nombreuses difficultés rencontrées pour réaliser la 52ème édition du Festival : « Il a bien failli ne pas ouvrir ses portes en raison, entre autres, de l’évolution des dispositions concernant l’agrément des sociétés gérant la sécurité, a indiqué Philippe Proust ; sans l’engagement et le courage du maire de Montoire, l’ouverture n’aurait pas pu avoir lieu ! » .Aux tracasseries administratives de plus en plus contraignantes, se sont ajoutés des problèmes de visas, de transports… toutes sortes d’incidents qui sont les conséquences indirectes des bouleversements mondiaux actuels : « Il faut une équipe solide et motivée pour surmonter les obstacles ! » A cet égard, le Président a salué l’implication des bénévoles qui ont su garder leur sang-froid pour faire face aux multiples imprévus qui surgissaient les uns derrière les autres. Des Papis du Festival aux P’tits Bénés, tous ont conjugué leurs efforts pour que la manifestation connaisse son succès habituel illustré par une fréquentation de l’ordre de 18 000 personnes, toutes animations confondues. Le Président a remercié, les nombreux partenaires , collectivités locales et entreprises dont le fidèle soutien est indispensable même si le Festival de Montoire est l’un de ceux qui sont les moins subventionnés.
C’est avec émotion que Philippe Proust a évoqué la situation d’amis dans certains pays, de même que la violence de plus en plus grande susceptible d’impacter chacun dans son quotidien comme il l’a été personnellement à travers des menaces téléphoniques.
« Un voyage en Terre inconnue », thème de la 53ème édition
Le Festival se tiendra du 11 au 16 août ; le prélude dans la vieille église d’Artins aura lieu le 9 et trois troupes y participeront.
En dépit du contexte international morose et incertain, les organisateurs ont souhaité faire venir à Montoire des groupes représentant des pays lointains qui ne s’y sont jamais ou rarement produits.
Les dix pays présents en 2026 seront :
-La Nouvelle Zélande,
-Le Sulawesi en Indonésie
-Tahiti
-L’Azerbaïdjan
-L’Uruguay
-La Slovénie
-La Corée du Sud
-Le Mexique
-La Slovaquie
-Les USA
Exceptionnellement, l’Inde, déjà présente en 2025, le sera à nouveau mais avec un spectacle très particulier qu’une chorégraphe réputée fera découvrir au public.
La plupart des animations habituelles sont conservées à l’exception du Petit Train et des défilés d’ouverture et de clôture impactés par les contraintes sécuritaires.
Des changements dans le Bureau et à la tête des P’tits Béné
Le renouvellement du conseil d’administration a été voté. Les membres du bureau ont été élus ou réélus. Philippe Proust demeure président ; vice-président depuis 30 ans, Jean-Pierre Provendier ne souhaitait pas un nouveau mandat ; il sera remplacé par Hubert Lambert et Gaël Morissonneau ; la trésorière Catherine Tessier a accepté de poursuivre sa tâche pendant encore 3 ans ; elle sera aidée par une trésorière adjointe, Céline Mérillon ; Patrick Huguet conserve son poste de secrétaire avec pour adjoint Mehdi Henry.
Medhi Henry chapeautait depuis de longues années, les P’tits Béné qui sont plus de 100 actuellement ; le Festival de Montoire , par son esprit de famille, sa convivialité est l’une des rares associations qui draine de nombreux jeunes mais aussi des retraités ; souvent, l’on devient bénévole de génération en génération. Ce bénévolat est singulièrement formateur ; d’année en année, l’on peut changer de poste et expérimenter ses capacités ; les jeunes sont aussi sensibles à la possibilité de rencontrer des homologues des quatre coins du monde, de faire des découvertes et de nouer des liens d’amitié. Mehdi, en sa qualité de responsable, a aidé toutes les générations à travailler ensemble, à s’apprécier mutuellement et à se remplacer, si nécessaire, par l’acquisition progressive de connaissances ; atteint par la limite d’âge (28 ans !) fixée par le CIOFF pour être qualifié de « jeune », Mehdi a cédé, cette année, sa place à une jeune femme de 21 ans, Nina Ravart qui a intégré du même coup, le bureau du Festival.
Il reste avant de conclure, à parler du court métrage réalisé par une jeune cinéaste talentueuse, Fanny Gérard, qui a su brosser, avec ses images, un condensé dynamique et sensible du 52ème Festival. Le film s’est terminé par un chaleureux hommage rendu à Armelle Le Vivant, fondatrice de l’Association FestiLoir et grande amie du Festival.
Sabine Campion
