Villiers : « Les Pommes de ma douche » sont de retour !


Dans le cadre de Festillésime 41, « Les Pommes de ma douche » ont fait leur retour sur la scène de Villiers sur Loir. Notre ami, Didier Seelwager a accepté de nous communiquer son enthousiasme dans l’article que vous pourrez lire ci-dessous.

Ah, ça… quand les Pommes remontent sur scène après six ans de silence, ce n’est pas un simple concert, c’est une résurrection musicale, un rite de village, une petite secousse tellurique dans le cœur de tous ceux qui les ont connus. Et Villiers a vibré comme un verger en pleine floraison.

Le retour des Pommes : pas un concert, un événement

– Dominique en maître de cérémonie, toujours capable de faire décoller une salle rien qu’en levant un sourcil.  

– Laurent Delaveau et Laurent Zeller, les deux faces d’une même pièce, comme si la musique avait décidé d’avoir des jumeaux…

– Jean-Claude, solide comme un vieux pommier qui a tout vu, tout vécu, et qui continue de donner des fruits.  

– Éric, la touche de folie douce, le petit courant d’air qui fait frissonner les feuilles.

 Ce qu’ils ont réussi à Villiers

– Rallumer une flamme qu’on croyait peut-être assoupie.  

– Réunir des générations qui n’écoutent jamais la même chose mais qui, ce soir-là, battaient du pied ensemble.  

– Faire oublier la parenthèse COVID, comme si la musique avait le pouvoir de recoller les années perdues.  

– Redonner un souffle, un vrai, celui qui fait dire : « Ah oui, c’est pour ça qu’on les aimait. »

 Et puis, il y a eu ce petit miracle

Ce moment où tout le monde s’est regardé en se disant sans le dire :  

« Ils sont de retour. Et ils sont encore meilleurs. »

Voilà une soirée qui avait du panache !  

Un concert tsigano’swing où les musiciens sortent la chemise de gala, c’est tout de suite une autre ambiance : ça claque, ça brille, ça groove, et ça donne l’impression que même les boutons veulent danser..

Le swing, c’est déjà élégant mais quand les zicos décident en plus de s’habiller comme si Duke Ellington passait inspecter la scène, alors là… on bascule dans le grand style. On imagine presque les instruments qui sourient, les chaussures qui claquent au sol, et le public qui se laisse embarquer dans un petit voyage rétro en frappant des mains…

On aurait dit que chaque chemise avait signé un contrat d’artiste :  

– la chemise du violoniste exigeait un éclairage spécial,  

– celle du contrebassiste réclamait un ventilateur pour faire “effet Beyoncé”,  

– celle du leader avait des manches qui remontaient toutes seules… 

– celle du laborieux du dépliant, ah celle-là… elle brillait tellement qu’on aurait pu faire cuire une merguez dessus…

– et celle de la pompe ressemblait à une oeuvre picturale de Django un soir de beuverie à la Chope des Puces… 

Bref : un concert swing à la hauteur… mais aussi un défilé textile sous amphétamines. »

Didier Seelwager