
Fermeture d’une classe
La séance du Conseil municipal a été ensuite suspendue afin que les parents d’élèves de l’école Saint-Pierre Lamothe puissent faire connaitre l’objet de leur mobilisation. La suppression d’une classe dans la seule école du centre ville qui accueille des enfants de moins de trois ans, va engendrer de multiples conséquences négatives touchant à la fois les conditions d’apprentissage des élèves dont certains ont des besoins éducatifs particuliers, le travail des enseignants et celui de la directrice.
Béatricee Arruga a souligné que cet établissement participe directement à l’attractivité du centre ville et à celui des commerces qui s’y trouvent. L’élue qui a eu l’occasion, à maintes reprises, d’être confrontée à de telles situations, a insisté sur le travail collectif qui doit être mené par la municipalité, les parents, les enseignants, leurs représentants syndicaux et les habitants, pour s’opposer aux décisions incompréhensibles de l’Académie.
Le maire a passé la parole à Nicolas Haslé, adjoint en charge du dossier, qui a souligné la faiblesse des moyens de la collectivité face à cette décision tout en confirmant le soutien de celle-ci aux parents et aux enseignants « Nous sommes là pour vous soutenir et vous accompagner… » L’élu a indiqué avoir pris un premier contact avec l’Inspection d’Académie. Il s’est félicité que celle-ci ait été amenée à revenir sur sa décision concernant l’école Louis Pergaud et à rouvrir une classe deux ans après l’avoir fermée. Pour sa part, Laurent Brillard a indiqué qu’il aurait un échange téléphonique avec l’Académie, dès le lendemain. Puis, Il a été proposé au Conseil municipal d’adopter un vœu s’opposant à la décision de fermeture d’une classe à l’école Saint-Pierre Lamothe. Celui-ci a été adopté à l’unanimité.
Au nom du groupe « Dynamique Vendômoise », Maxime Trocmet a demande qu’à l’avenir les procès-verbaux des conseils municipaux résument l’essentiel des débats afin que l’opinion publique soit mieux informée des enjeux et des interventions les concernant.
Parmi les autres points abordés dans l’ordre du jour, figuraient les élections des délégués dans différentes instances. A cet égard, Pascal Brindeau (Vendôme en Grand, Vendôme pour tous) a fait remarquer que la majorité n’avait fait aucun effort d’ouverture en direction de l’opposition.
Statut et indemnités des élus
Les points 28 et 29 de l’ordre du jour étaient consacrés aux indemnités des élus ; leur montant est annoncé sous forme de pourcentage de l’indice brut terminal de la fonction publique, ce qui rend le rend difficile à appréhender par une bonne partie de la population. Le groupe « Dynamique Vendômoise » a demandé que ces indemnités soient affichées en euros, et cela une fois par an, après leur révision annuelle.
Simon Houdebert, 1er adjoint au maire, a donc annoncé celles-ci en sous la forme demandée.
Indemnité mensuelle du maire 3 588 €
Indemnité mensuelle des adjoints 1 268 €
Indemnité de conseiller délégué 364 €
Indemnité de conseiller missionné 123 €
Indemnité de conseiller municipal 82 €
Les indemnités et les frais de représentation du maire ont suscité un débat. Stéphanie Roux pour le groupe « Vendôme en Grand, Vendôme pour tous » a indiqué que « dans le contexte actuel où nos concitoyens font face depuis plusieurs années à une inflation significative, une augmentation de l’indemnité de fonction du maire et des frais de représentation seraient en décalage avec les efforts demandés à la population. »
La liste « Dynamique vendômoise » sans remettre en question le montant de ces frais, demande à exercer un contrôle sur leur utilisation. Elle propose que toute collectivité rende publique les budgets, les subventions, les emprunts, les indemnités des élus, les voitures et logements de fonction, les frais de bouche, les frais de déplacement et d’hébergement, etc. en bref, tout ce qui permettrait de rendre la vie publique plus transparente.
Sabine Campion