
Alors que le tout numérique submerge le quotidien, que bientôt l’IA remplacera Victor Hugo, Charles Trénet ou Jean-Jacques Goldman, qu’elle se substituera dans le cœur des femmes et des hommes, aux amours tumultueux, à l’amitié robuste, à la tendresse fragile, en bref lorsqu’elle transformera en robots disciplinés, bardés de connaissances savamment dénaturées, tous les humains avides de profits et de conquêtes, l’on ne peut que se réjouir de voir se créer, ici et là, le plus souvent au cœur de la campagne, des ilots de résistance aussi paisibles que joyeux.
Au Grand Gué, on reste sur terre, rien n’est édulcoré, l’on chante, l’on s’amuse avec du catch chaussettes, du Pilou caisse en passant par les jeux anciens, le cirque et les cascades ; l’on plonge dans des musiques qui mêlent jazz, java, chants populaires ; qu’ils soient jeunes, moins jeunes ou encore plus âgés, le Festival Gué Paille offre à son public un moment chaleureux, hors du temps, qu’il faudrait prolonger encore et encore !!! Sa 7ème édition se termine avec plus de visiteurs et un succès toujours croissant !
Sabine Campion


