Lavardin : Formateur et ludique, un camp avec les Scouts et Guides de France


Un camp organisé par le territoire Centre-Val de Loire de l’association Scouts et Guide de France (SGDF) est actuellement accueilli à Lavardin,  dans le parc du Prieuré Saint-Martin, propriété de la Famille de Beauregard. Il est placé sous la direction de Thibaud Strucki et de Florian Colonna-Ceccaldi  , son adjoint. Sept unités de scouts et guides venues de Paris, Chartres, Vendôme, la Loupe, Châteauroux, Dreux et Tours, soit 110 jeunes filles et garçons, de 8 à 11 ans et de 11 à 14 ans, sont encadrées par 22 animateurs et animatrices parmi lesquels huit sont en stage BAFA et par sept membres de l’équipe pilote ; tous sont bénévoles.

« L’Association des Scouts et Guides de France est un mouvement d’éducation populaire, reconnu d’utilité publique, qui accueille celles et ceux qui le souhaitent sans distinction de nationalité, de culture, d’origine sociale ou de croyance. » Le projet éducatif qu’elle propose repose sur la reconnaissance de l’individualité et de la spécificité de chacun. La participation à des activités au sein de la nature offre l’occasion de se confronter au monde réel, de développer à son rythme, son autonomie et ses capacités tout en se formant à l’esprit de groupe ce qui permet de mesurer l’importance de la solidarité.

Concrètement, à Lavardin, des jeunes venus de différentes villes se sont retrouvés sur un vaste terrain en bordure de Loir, avec tout le matériel nécessaire   pour dormir, manger, faire leur toilette, s’amuser.  Il leur suffisait de prendre en main leur installation : monter les tentes ( pas si facile d’enfoncer les piquets dans le sol desséché !), d’aller chercher de l’eau, de préparer leurs repas (éplucher, laver et éventuellement faire cuire viande et légumes), de faire la vaisselle, etc. ; au sein du groupe, chacun est amené à apporter sa contribution.

 La vie en pleine nature offre l’occasion de prendre conscience de la valeur réelle des choses : par exemple, on fait plus attention à l’eau que l’on doit aller chercher à plusieurs dizaines de mètres et rapporter dans un bidon plus ou moins lourd qu’à celle obtenue en tournant un robinet. Vivre dans des conditions différentes permet de développer l’ingéniosité ; confrontés à l’obligation de faire la vaisselle et la cuisine, les jeunes ont construit des tables rudimentaires à l’aide de morceaux de bois ramassés sur le sol.

Sortir de sa zone de confort, laisser de côté l’univers artificiel  engendré par  l’usage  des écrans, ouvre la porte à l’apprentissage et à l’acquisition des compétences indispensables à la vie en société. Pour les aider dans leur parcours, les jeunes bénéficient de l’aide de monitrices et de moniteurs bienveillants et expérimentés.

Durant la période passée au camp, les  jeunes ont organisé ou participé à différentes  activités, jeux, ateliers qui ont permis de les sensibiliser à des situations telles que le handicap ou de les initier à la gestion des conflits.

Le camp ne constitue pas un cercle fermé, bien au contraire. Il donne aux participants l’occasion de visiter les environs. A Lavardin, labellisé Plus beau village de France, Camille Cabart leur a fait explorer la forteresse ; les magnifiques fresques de ’église Saint-Genest ont donné lieu à un jeu de piste. Une randonnée autour du village leur a permis de découvrir avec intérêt l’habitat troglodytique.

Il faut ajouter la visite des gendarmes de la brigade mobile de Thoré-la-Rochette qui a sensibilisé les jeunes gens à la douloureuse actualité du moment, les feux de forêt.

Sabine Campion