Montoire : Une discussion musclée lors du dernier conseil municipal


Parmi les points évoqués lors du  dernier conseil municipal de la mandature, l’adoption du budget primitif  a donné lieu à un débat entre Guillaume Henrion et Arnaud Tafilet opposant ainsi deux conceptions diamétralement opposées quant à la gestion des finances communales.

Après la présentation des budgets primitifs par Sophie Douaud, adjointe aux finances, Arnaud Tafilet a apporté un certain nombre d’explications complémentaires : « Le 6 mars 2026, le compte de la commune dégage un montant disponible  de 2 122 525,88 € contre 352 405,48 € en mai 2020. Nous avons bien redressé la trésorerie de la commune mais il ne faut pas confondre celle-ci avec la capacité d’autofinancement net. Sur 5 ans, nous avons investi 2 033 658 €, soit la majeure partie des capacités de la commune…Cet assainissement de la trésorerie permettra de faire face, en 2029, à la fin de l’aide de 375 000€ versée par l’Etat. »

Guillaume Henrion s’appuyant sur l’amélioration de la situation financière  grâce au travail mené par l’actuelle municipalité, a défendu une politique forte d’investissements  : « Le budget que vous proposez est sans consistance réelle »,  a-t-il reproché. De   son point de vue , l’échéance de 2029 ne constitue pas un obstacle ; il suffit de renégocier l’emprunt souscrit en 2015 qui s’est substitué à l’emprunt toxique, afin d’étaler les remboursements sur 20 ans avec des mensualités moins importantes. Le seul problème, a répondu Arnaud Tafilet, est que l’emprunt souscrit en 2015, est un contrat,  fruit d’une négociation, qui interdit aux communes qui, comme Montoire,  bénéficient du concours de l’Etat, de le renégocier.

Le Maire a donné lecture de la lettre cosignée du Préfet et du Directeur départemental des Finances publiques qui rappelle l’échéance de 2029 en insistant  sur « l’endettement toujours très élevé » (1708 € par habitant contre 698 € au niveau national)Nous constatons que vous avez anticipé cette contrainte… Il est donc impératif que vous continuiez à adopter une gestion financière rigoureuse ! »

« Le Préfet n’a pas de droit de regard sur votre gestion » a répondu Guillaume Henrion. Sauf que, si une commune ne peut pas faire face à son endettement, le Préfet peut la placer sous tutelle ; dans ce cas, c’est la Chambre Régionale des Comptes qui exécute le budget et celui-ci doit être en équilibre !

Finalement, le budget principal primitif a été voté , trois abstentions ont été relevées.

Sabine Campion