
Le Conseil municipal s’est réuni le 7 mai.
Accueil des Assises Régionales du Fleurissement
Pour la première fois depuis 2006, Vendôme accueillera les 7 et 8 octobre prochain, les Assises de l’Association Régionale de Fleurissement (ARF). Celles-ci se dérouleront au Minotaure. 400 personnes sont attendues. Le budget prévisionnel, inscrit au budget primitif 2026 est de 14 437 € destinés à couvrir la location du Minotaure, le vin d’honneur et les « tote bags » de chaque participant.
Béatrice Arruga, tout en reconnaissant l’intérêt promotionnel de l’évènement pour la ville , s’est inquiétée de son coût dans lequel il faut inclure également celui de la mobilisation des services ; l’élue a relevé l’absence de recettes alors que l’ARF perçoit des inscriptions des participants et des locations de stands aux exposants. Béatrice Arruga a rappelé que dans d’autres villes, les agglomérations cofinancent ces manifestations ; en conclusion elle a demandé à avoir une vision financière complète de l’opération.
Laurent Brillard a souligné l’importance promotionnelle d’une telle réunion ; il s’est engagé à évoquer les problèmes de financement avec la CATV et l’Office de Tourisme.
Convention avec la Société Protectrice des animaux
Afin de tenter de juguler la prolifération des chats errants, la commune, avec le concours de la SPA, capture et stérilise les animaux errants non identifiés avant de les remettre en liberté. Pour 2026, la convention proposée porte sur 15 chats.
En réponse à Maxime Trocmet, Laurent Brillard a indiqué que l’évaluation de la population féline non identifiée était quasi impossible. Il a souligné que les propriétaires ont l’obligation de faire identifier leurs animaux.
Francis Saudubray s’est inquiété de la multiplication des pigeons et autres volatiles dans la ville. Le maire a rappelé qu’un pigeonnier était en construction ; celui-ci offrira aux oiseaux un site de ponte ce qui permettra de récupérer et de détruire les œufs. La multiplication des perruches à collier qui n’ont pas de prédateur actuellement, semble plus inquiétante.
Subventions aux associations de l’USV
Le versement du solde des subventions aux associations de l’USV a été l’occasion d’un débat autour des problèmes de déficit rencontrés par l’association.
Béatrice Arruga a demandé quelle réponse la ville comptait apporter pour résoudre le problème ; Jimmy Marcilly, adjoint aux sports, a rappelé que ce déficit était fonctionnel et que l’USV réfléchissait à modifier les critères de répartition entre les clubs. Pascal Brindeau a souligné que la salle, très mal isolée et énergivore, engendre des coûts de chauffage exorbitants ; par ailleurs, les effectifs des clubs ont connu une croissance considérable ce qui devrait entrainer une augmentation des subventions : « Cela relève de la politique sportive de la ville ».
Adoption du règlement budgétaire et financier
Le règlement budgétaire et financier doit être adopté au début de chaque nouvelle mandature. Certains points du texte ont suscité l’inquiétude de plusieurs membres du conseil municipal.
Pascal Brindeau s’est interrogé quant à la possibilité de voter des crédits pour des dépenses imprévues susceptibles d’être utilisés pour financer des projets non préalablement validés par le conseil. Il a demandé au maire de s’engager à ne pas utiliser le dispositif pendant son mandat.
Laurent Brillard a indiqué qu’il n’avait pas, à ce jour, l’intention de le faire.
Francis Saudubray a relevé que la municipalité pouvait faire le choix de passer d’un emprunt à taux fixe à un emprunt à taux variable. Le conseiller a rappelé la douloureuse expérience de Montoire qui subit et va subir encore pendant plus de 10 ans les conséquences d’emprunts toxiques qui limitent d’une manière très conséquente ses investissements.
Simon Houdebert, adjoint en charge des finances, a répondu qu’il s’agissait d’une possibilité à laquelle la ville n’avait jamais eu recours.
Des questions écrites de l’opposition sur la mobilité, les écoles, le stationnement et le patrimoine
A la fin du conseil, des réponses ont été apportées aux questions écrites posées par des membres de l’opposition.
Stéphanie Roux souhaitait connaitre les mesures prises en faveur des agents face à la hausse des carburants, notamment pour ceux de catégorie C et ceux qui utilisent leur véhicule personnel pour effectuer leur travail.
Simon Houdebert a indiqué que la plate-forme de covoiturage KAROS offre un moyen de transport gratuit dans un rayon de 35 km, que les dessertes par transport collectif sont nombreuses , et qu’il existe des possibilités de télétravail. En ce qui concerne, l’utilisation des véhicules personnels, une réflexion est en cours.
Francis Saudubray a rappelé la demande de l’opposition d’obtenir une vision d’ensemble de la situation des effectifs scolaires dans les différentes écoles de la ville. L’élu a insisté sur le caractère légal par conséquent obligatoire d’une telle information.
Nicolas Haslé après avoir observé qu’à son avis : « Les prévisions ne font pas partie des délibérations », a annoncé que le problème serait évoqué plus tard en commission. Un échange assez vif s’en est suivi. Béatrice Arruga a dit ne pas comprendre ce refus de partage d’une information qui doit permettre à l’ensemble de l’équipe municipale, de travailler sur un sujet particulièrement sensible pour la population.
Pascal Brindeau a relayé l’étonnement de certains commerçants qui ont fait état de disfonctionnement non sanctionnés en matière de parking, en période pré-électorale.
En guise de réponse, Laurent Brillard a énoncé le nombre quasi identique de contraventions dressées durant les mêmes semaines en 2025 et en 2026,
Béatrice Arruga est revenu sur l’avancement du dossier de l’immeuble Saint-Martin. Après avoir rappelé que la municipalité s’était engagée, il y a plus d’un mois, à améliorer l’état des abords de la bâtisse, aucun changement concret ne pouvait être constaté. Compte-tenu de l’importance patrimoniale de l’immeuble, de sa situation en cœur de ville, de l’impact sur les commerces proches, la conseillère municipale a redis son inquiétude face à l’immobilisme.
Agnès Mac Gillivray a rappelé qu’un projet est en cours d’élaboration mais que les délais sont incompressibles. L’adjointe a par ailleurs souligné que le bien n’était pas à vendre.
Prochain conseil municipal le 25 juin.
.Sabine Campion
