
Pas moins de 32 points figuraient à l’ordre du jour du Conseil municipal le 25 juin.
A propos des finances
Parmi ceux qui ont fait débat et suscité des réactions, figurait au point 7 l’approbation du compte financier unique 2025. Ce compte remplace le compte administratif, document établi par l’ordonnateur, le maire dans une commune ,et le compte de gestion, document établi par le comptable du Trésor. Le compte Financier unique fusionne les deux documents avec pour objectif d’améliorer la transparence et la lisibilité des comptes d’une collectivité.
Le compte présenté à l’adoption concernait donc l’année 2025.
Pascal Brindeau et Francis Saudubray ont pris la parole pour indiquer qu’après une étude comparative avec le compte administratif 2024, alors en vigueur, une dégradation inquiétante des ratios pouvait être constatée.
Ainsi malgré le fort ralentissement de l’inflation en 2025 (0,9% sur un an), les Dépenses Réelles de Fonctionnement (DRF) de la ville avaient cru de 5,3% ce qui représente 1 132,93 € par habitant, montant proche du seuil d’alerte de 1 200€.
L’élu a relevé, par ailleurs qu’il existait une rigidité financière due au pourcentage élevé de dépenses contraintes, c’est-à-dire des dépenses sur lesquelles il n’existe pas de marge de manœuvre. Celles-ci représentent 85,12% alors le seuil de prudence tourne autour de 80%.
Si les Recettes Réelles de fonctionnement (RFF) ont néanmoins progressé, le résultat annuel est en baisse de 9,9%, ce qui impacte les capacités d’épargne et d’autofinancement. Bien que le taux d’épargne net demeure aux alentours de 15%, une chute de 10% est enregistrée en seulement un an ; si cette tendance se poursuivait, le seuil d’alerte de 10% serait rapidement atteint ce qui nuirait aux capacités d’investissement de la ville dont le montant des emprunts souscrits est déjà conséquent. Les charges d’intérêt de la dette ont progressé de 23,2% sur un an. En 2025, les taux d’intérêt étaient défavorables. Au total la dette représente 927,47€ par habitant ce qui rapproche celle-ci du taux d’alerte de 1 000€
A propos de la végétalisation des cours d’école
En cet été particulièrement difficile en raison des conditions climatiques, la politique de renaturalisation des cours d’écoles entreprise par la ville, apparait comme particulièrement pertinente. Chaque année, deux établissements sont concernés par cette adaptation indispensable.
Béatrice Arruga estime que, compte tenu de l’accélération du dérèglement climatique, ce rythme est insuffisant ; elle a attiré l’attention sur l’école maternelle Victor Hugo/Saint Pierre-Lamothe considérée comme un site prioritaire dans ce domaine. La conseillère pense que, même si la poursuite du projet est liée aux conclusions du diagnostic archéologique, les travaux indispensables pourraient être menés par étapes.
En réponse, Nicolas Haslé, adjoint en charge de l’Education, a indiqué que le diagnostic archéologique serait disponible fin juillet et qu’il est indispensable de l’attendre avant de commencer des travaux précisant que des interventions ponctuelles avaient été menée et que le projet était toujours d’actualité.
La Maison Saint-Martin
Suite à un article de presse, la Propriétaire de la Maison Saint-Martin avait envoyé aux membres du Conseil municipal et à la presse locale, un long rectificatif qui a suscité des interrogations de la part de Béatrice Arruga ; la conseillère a formulé celles-ci dans une question écrite adressée au Maire.
Après avoir salué le travail mené par les agents municipaux pour rendre plus attrayants les abords du bâtiment, Béatrice Arruga s’inquiète des divergences notables entre les déclarations des responsables municipaux et les faits tels qu’exposés, preuves à l’appui, par la propriétaire. Cette dernière conteste ainsi formellement, l’existence d’échanges réguliers avec la mairie entre 2022 et 2026. Elle précise, par ailleurs que ceux-ci ont eu lieu avec les services administres et techniques et que : « depuis la fermeture de l’immeuble en novembre 2022, aucun dialogue avec le maire ou l’adjointe en charge du patrimoine n’a été engagé concernant l’avenir du bâtiment… les premiers échanges relatifs à ce sujet ne sont intervenus qu’après le conseil municipal du 31 mars 2026, au cours duquel Mme Béatrice Arruga avait publiquement interpellé le maire sur la situation de l’immeuble Saint-Martin. Le 14 avril 2026, la possibilité même d’une intervention de la Ville sur cet espace faisait encore l’objet d’interrogations et non de décisions politiques déjà arrêtées. »
La propriétaire termine son exposé en soulignant que : « Je tiens également à préciser qu’un projet de vente de l’immeuble existait déjà plusieurs semaines avant l’effondrement de la poutre survenu en novembre 2022. Cette volonté de vendre le bien n’a jamais été remise en cause et demeure d’actualité. »
Béatrice Arruga s’est inquiétée de la position de la Municipalité demandant quelle stratégie celle-ci compte mettre en œuvre pour sauvegarder cet édifice patrimonial remarquable? Est-elle disposée à en envisager l’achat ?
A suivre
Sabine Campion