
La publication du Bulletin de la Société Archéologique du Vendômois est toujours un évènement très attendu. « Cette vieille dame », comme aime à la nommer son président, Bernard Diry, respecte depuis 160 ans, le même style de présentation qui s’ouvre sur un rappel de ses activités. Sur la couverture de l’édition 2026, figure une photo en noir et blanc, du charmant château de la Mézière. Les pages suivantes sont consacrées aux acquisitions parmi lesquelles figurent les bulletins de nombreuses sociétés savantes, véritables trésors pour la sauvegarde de la mémoire collective.
Dans le premier article, Bernard Diry, fin connaisseur et collectionneur de monnaies , sous le titre « Rome face à la Germanie », rappelle, entre autres, le rôle singulier joué par la monnaie en tant que véritable outil de communication destiné à valoriser la puissance de l’Empire romain.
Alexandre Gordine, historien de l’art, spécialiste des peintures murales médiévales présente dans l’article suivant, une remarquable étude consacrée aux décors de l’église de Saint-Loup dans le Loir-et-Cher.
A 20 ans, Camille Cabart montre un talent exceptionnel en livrant aux lecteurs, ses recherches sur la distribution et la fonction des pièces du Donjon de Lavardin à l’époque de Louis 1er de Bourbon-Vendôme. Lavardin est un village qui bénéficie d’un patrimoine exceptionnel dont une imposante forteresse ; les vestiges de celle-ci firent naguère, le bonheur des enfants du village qui, au mépris des risques encourus, y jouaient en permanence. Gérard Allaire, le grand-père de Camille, a été maire de cette commune et a travaillé à lui donner la notoriété dont elle jouit maintenant. Nouvellement élu à la municipalité, nul doute que Camille contribuera à poursuivre son œuvre.
L’extraordinaire destin De Louis Laneau de Montdoubleau nous est conté par Françoise Fauconnet Buzelin. Louis fut, au XVIIe siècle, vicaire apostolique au Siam (Thaïlande) et ambassadeur de Louis XIV ; en dépit des déboires rencontrés dans cette dernière mission, il était vénéré par la population qui l’avait surnommé « Padre Santo ».
Jean-Jacques Renault conduit ses lecteurs à la recherche de noms de communes dont l’étymologie livre des enseignements sur le passé du Vendômois. Ainsi, par exemple, Naveil serait issu d’une langue celtique dont la traduction serait « vallée’ « clairière ». On note également que les noms d’origine romaine seraient près d’une cinquantaine.
Jean-Jacques Loisel, sous le titre « Pierre de Ronsard. La fin d’une vie, la fin d’une œuvre, la fin d’un monde » nous entraine à travers les trois dernières années de la vie du poète, marquées par la dernière édition de ses œuvres complètes faite de son vivant, par la dégradation de son état physique et par la fin de la dynastie des Valois sur fond de guerre des religions.
Monique Bourdin est, sans conteste, la spécialiste de l’œuvre de Jean Cocteau sur laquelle elle a énormément travaillé. En 1995, elle a rencontré Claude Pinoteau et explique dans son article la naissance de l’ouvrage « Derrière la caméra avec Jean Cocteau ».
Qui mieux que Jackie Despriée aurait pu dresser l’inventaire des progrès de la recherche en Préhistoire réalisés durant la 2ème moitié du XXe siècle.. L’auteur a participé à des fouilles qui ont conduit à des découvertes de nature identique dans d’autres pays européens, attestant ainsi de l’ancienneté de la présence de l’homme en Europe méditerranéenne, en Europe de l’Ouest et du Nord ouest.
Marion Bouchet, enfin, fait découvrir au lecteur un établissement rural gaulois enclos datant de l’âge de fer, situé à « La Taphorie », rue de Salamanque, à Vendôme, suite à des fouilles préventives menées en 2022.
Le prix du Bulletin est inclus dans la cotisation pour adhérer à la Société Archéologique du Vendômois. Il est en vente à son siège à l’Hôtel de Saillant à Vendôme et à la Maison de la Presse, rue du Général de Gaulle.41100 Vendôme.
Sabine Campion
Société Archéologique du Vendômois. contacts@vendomois.fr
