Tribune libre : Liberté, égalité, fraternité !


« Le véritable enseignement n’est point de te parler mais de te conduire » (Saint-Exupéry-Citadelle-)

Je me garderai bien de nier  que notre société ne connait pas de problèmes et qu’il n’existe pas des inégalités en matière d’éducation, de travail, de niveau de vie, de santé …  certaines revendications sont donc légitimes ; toutefois, il parait indispensable que chacun prenne conscience de ses responsabilités.

La responsabilité d’élever les enfants, quel que soit leur âge, n’appartient ni à Tik Tok, ni à Instagram, ni à Google, ni à Facebook ou autres ; leurs richissimes créateurs s’ingénient à abolir le sens critique des  êtres humains et à leur faire oublier que « le vivre ensemble » suppose de connaitre et de respecter quelques valeurs fondamentales. Les bouleversements technologiques, introduits à marche forcée, ont perturbé certains esprits en les alléchant par la promesse d’obtenir sans efforts, le « savoir » et, par conséquent , la maitrise de son utilisation. Jusqu’à présent, il n’en est rien et chaque individu a ses capacités propres dans des domaines très diversifiés, ce qui devrait offrir à chacun, la possibilité de jouer son rôle au sein de la communauté.

« L’éducation, ce sont les parents qui la donne, l’instruction, c’est l’Etat qui la doit »  (Victor Hugo). L’éducation n’a pas que pour objet d’acquérir des connaissances et des compétences , elle doit aussi contribuer à former  à la vie au sein d’une société inclusive par la tolérance, l’écoute, le respect  de l’autre, l’empathie et la solidarité… C’est au sein de la famille que l’on acquiert ces fondamentaux indispensables. Etre parents, c’est se sentir responsables ; c’est être bienveillants, attentifs, ouverts au dialogue mais aussi  faire preuve de fermeté, exiger le respect, savoir interdire et punir dans l’intérêt de l’enfant.

Il faut réhabiliter toutes les formes de travail afin que chacun puisse se sentir fier des capacités qu’il porte plutôt que de continuer à détruire des vies et à créer des fractures sociales  en faisant croire que des examens dévalorisés ouvrent toutes les portes.

Nous serons fiers de nos enfants s’ils réussissent leur vie. Une société harmonieuse a besoin de toutes les compétences, de toutes les générations ; une société harmonieuse doit être ouverte et accueillante ; tout en préservant ses valeurs, loin de craindre les différences, elle doit apprendre à les connaitre car elles sont  source de richesse et de progrès pour l’humanité.

Les prochaines décennies risquent d’être compliquées, d’exiger des efforts de résilience, des capacités d’adaptation pour faire face aux importants bouleversements  qui ne manqueront pas de se produire.

Sabine Campion